Vierge Marie au pied de la croix : quand l’amour maternel rencontre la souffrance du salut

Vierge Marie au pied de la croix : quand l’amour maternel rencontre la souffrance du salut

La Vierge Marie occupe une place unique dans la Passion du Christ. En silence, elle partage la souffrance de son Fils. En demeurant au pied de la croix, elle devient un signe d’espérance pour l’humanité blessée. Son rôle, bien plus qu’un témoignage, ouvre un chemin de foi.

Vierge Marie au pied de la Croix

Une foi éprouvée dans la souffrance

« Stabat Mater dolorosa iuxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius… »
Un simple exercice mental nous permet d’imaginer la scène : Marie, observant son Fils pendu au bois du supplice. Une image forte, qui vaut mieux que mille paroles.

En effet, la Passion du Christ constitue un moment central dans le parcours de foi de Marie. Tout au long de cette Passion, et surtout au pied de la croix, elle touche du doigt, dans sa chair, les mystères liés à la venue de son Fils dans le monde. Humainement parlant, elle vit la douleur d’une mère. Elle voit son Fils, qui n’a fait que le bien, souffrir la trahison, l’abandon, l’ingratitude.

De plus, un moment particulier se détache : celui où les regards de la Mère et du Fils se croisent. Dans cet échange silencieux se mêlent les souvenirs, le soutien et le réconfort. Par sa présence, Marie joue le même rôle qu’autrefois, quand elle soignait l’enfant blessé qui courait vers elle pour trouver consolation et force. Là encore, elle médite ces événements dans son cœur.

Ainsi, au pied de la croix, elle perçoit le rôle nouveau qui lui est confié. Dans ce moment précis, elle entre pleinement dans une nouvelle étape de l’histoire du salut.

Vierge Marie, consolatrice et signe d’espérance

En accompagnant son Fils dans sa Passion, Marie apprend à partager la souffrance de l’humanité. Elle devient, pour cette humanité, un signe de foi et d’espérance. Ayant vécu cette Passion, elle continue aujourd’hui de porter, devant Dieu, les douleurs de tant d’hommes et de femmes confrontés à des situations inhumaines.

D’ailleurs, notre Tradition la désigne aussi sous le titre de Consolatrice des affligés. C’est précisément parce qu’elle a connu l’affliction et reçu la consolation qu’elle peut désormais compatir à la douleur des autres. Elle intercède pour leur guérison et leur consolation.

En tant que mère, ayant vu son Fils torturé, elle nous aide à ouvrir les yeux sur la cruauté du monde. Elle nous fait découvrir que, des siècles plus tard, son Fils continue de souffrir à travers les cris de détresse des enfants abandonnés.

En même temps, elle nous indique la voie à suivre. Elle nous montre les gestes à poser face à ces réalités. Ces situations interpellent notre foi chrétienne. Elles doivent réveiller en nous le désir d’agir, de bâtir une humanité nouvelle, celle que son Fils est venu inaugurer.

Ainsi, en partageant la Passion de Jésus, Marie nous apprend comment poursuivre son combat. Elle nous invite à compter toujours sur Lui pour que prenne forme la nouvelle réalité messianique.

P. Didier MEBA, SDB

 

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