Saint Jean-Paul II, témoin lumineux de la dévotion mariale
En ce 22 octobre, mois du Rosaire, l’Église fait mémoire de Saint Jean-Paul II, un grand dévot de la Vierge Marie. Auteur de la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, il a profondément renouvelé la prière du Rosaire en y ajoutant les Mystères Lumineux. De son enfance à son dernier souffle, la Vierge Marie fut pour lui un guide, une mère et une lumière sur son chemin de foi.
Les lectures du jour (Rm 6,12-18 ; Ps 124 ; Lc 12,39-48) nous invitent à la fidélité et à la vigilance. Saint Jean-Paul II, quant à lui, a incarné cette fidélité dans son amour pour la Vierge Marie. Il affirmait dans sa Lettre apostolique Le Rosaire de Marie, publiée le 16 octobre 2002, à propos des « Mystères Lumineux » : « Cet ajout de nouveaux mystères, sans léser aucun aspect essentiel de cette prière, a pour but de la placer dans la spiritualité chrétienne, comme une authentique introduction aux profondeurs du Cœur du Christ, abîme de joie et de lumière, de douleur et de gloire. »
Ainsi, le Rosaire devient, grâce à lui, une véritable école de contemplation du Christ avec la Vierge Marie.

Les « Mystères Lumineux » : fruit de la méditation mariale
Le mot clé Mystères Lumineux résume l’intuition spirituelle de Jean-Paul II.
Il invitait les fidèles à contempler la vie publique de Jésus, véritable révélation de la Lumière divine : « C’est tout le mystère du Christ qui est lumière. Il est la lumière du monde » (Jn 8,12).
En introduisant ces nouveaux mystères, le Saint Pape a offert aux croyants un chemin de prière plus complet, qui relie la vie de Jésus à la mission chrétienne d’aujourd’hui.
Totus Tuus : une vie marquée par la Vierge Marie
La Vierge Marie a profondément marqué la vie de Jean-Paul II. Sa devise, Totus Tuus (« Tout à toi »), inscrite sur son blason papal, résume son abandon total à la Mère du Sauveur.
Dès son enfance, il participait à des pèlerinages mariaux et visitait les sanctuaires de Pologne. Plus tard, devenu pape, il continua à parcourir le monde en confiant son ministère à Marie. Même dans l’épreuve, sa foi à la Vierge Marie resta inébranlable. Le 13 mai 1981, jour de la fête de Notre-Dame de Fatima, il échappa à un attentat sur la place Saint-Pierre. Convaincu de l’intervention de la Vierge, il offrit la balle qui l’avait atteint au sanctuaire de Fatima. Celle-ci est aujourd’hui insérée dans la couronne de la statue de la Vierge Marie. Plus tard, il révéla que le troisième secret de Fatima annonçait précisément cet événement dramatique.
Un modèle de prière et de confiance
Saint Jean-Paul II aimait profondément prier le chapelet. Il voyait dans cette prière, un moyen puissant de se rapprocher du Christ à travers la Vierge Marie. Jusqu’à son dernier voyage apostolique à Lourdes en 2004, la figure de la Madone fut le fil conducteur de sa vie et de son pontificat.
Que Saint Jean-Paul II nous aide à aimer, comme lui, la Mère de notre Sauveur.
Saint Jean-Paul II, priez pour nous.
Par P. Jérémie KOVE, Sdb



